Immobilier de montagne : les prix résisteront-ils à la crise ?

Posté le : 25/01/2021

La fermeture des remontées mécaniques a entraîné une baisse brutale de la fréquentation en stations. Mais dans l’ensemble, les prix de vente ont plutôt bien résisté.

Malgré la Covid, chaque année qui passe, acheter à la montagne coûte donc de plus en plus cher. Il ressort toutefois de l'enquête Seloger que les prix de vente affichés tendent à reculer dans quelques stations. Frais de notaire et d’agence étant calculés à partir du prix d’achat du bien, acheter au moment où le prix de l’immobilier baisse permet ainsi de diminuer d’autant les frais susmentionnés.

Aux Arcs, dans la Vallée de la Tarentaise, en Savoie, les prix accusent une forte baisse. Dans cette station des Alpes prisée des familles, les prix affichés sont de 12 % inférieurs à l’an dernier. En moyenne, un logement y coûte 265 395 €, quant au prix moyen au m² aux Arcs, il avoisine 4 737 €. Selon nos données, les prix reculent aussi à Tignes. Réputée pour son domaine skiable, cette station voit ainsi le prix de son immobilier baisser de 10 % sur 1 an. Un bien immobilier y coûte, en moyenne, 259 983 €.

La tendance est également baissière à Villeneuve (- 9 % sur 1 an) sur le domaine de Serre Chevalier, à Abondance (- 4 % sur 1 an), à Morzine (- 3 %) et à Chamonix.

Dans cette station prestigieuse et traditionnellement prisée des vacanciers étrangers, le prix d’un logement recule de 2 % mais reste néanmoins élevé. En moyenne, comptez 528 638 € et pour ce qui est du prix moyen au m² à Chamonix, il se monte à 8 609 €. Bref, vous l'aurez compris, que vous envisagiez d'investir à la montagne ou d'y faire l'acquisition d'une résidence secondaire, le moment pourrait bien être venu de passer à l'action ! À l’Alpe d’Huez, la tension immobilière fléchit (- 44 %) Alors que les prix au m² sont orientés à la hausse dans 3 stations de ski sur 4, il semblerait que la tension immobilière fléchisse par endroits. Rappelons que la tension immobilière exprime le rapport entre le nombre de personnes qui sont à la recherche d'un logement sur une zone géographique donnée (en l'occurrence, une station de ski), d’une part, et le nombre d’annonces immobilières, d’autre part.

Le fait que cette tension recule à Tignes (- 50 % sur 1 an), à l’Alpe d’Huez (- 44 %), à Val-Thorens (- 42 %), aux Saisies (- 36 %) ou encore à Flaine (- 22 %) semble ainsi indiquer une baisse du nombre d’acquéreurs par rapport au nombre d’annonces immobilières disponibles ainsi, par voie de conséquence, qu'une concurrence moins rude entre acheteurs potentiels. En d’autres termes, ces pourcents concédés par la tension immobilière pourraient constituer autant d’opportunités à saisir dans ces stations !