Touchez pas à mon assurance-vie !

Posté le : 01/04/2017

Alors que les propositions des différents candidats s’affinent, notamment sur la fiscalité de l’épargne, un sondage d'opinion IPSOS communiqué le 30 mars par la FFA, Fédération française de l'assurance, insiste sur le risque économique qu'il y aurait à porter atteinte à la confiance qu'ont les Français dans leur placement préféré (53% détiennent un ou plusieurs contrat(s), 62% estiment que l'assurance-vie inspire confiance). Une confiance dont la persistance obligerait à ne pas trop modifier les règles actuelles de l'assurance-vie que ce soit au plan de possibles investissements fléchés vers les actions en contrepartie d'avantages fiscaux (refus massif par 78% des détenteurs d'une assurance-vie investie davantage en actions d'entreprises) ou en instaurant une « flat tax » (système d'imposition unique forfaitaire pour la plupart des revenus de placements non conditionné par la durée) dont le principe est jugé négatif par 77% des Français et 85 % des détenteurs de contrats. Toujours selon l'étude IPSOS, en cas de hausse de la fiscalité (seuls 8% des Français seraient favorables à une hausse sur l'assurance-vie): 2/3 des détenteurs se détourneraient de l'assurance-vie (en y plaçant moins d'argent ou en en retirant des contrats). Au final, met en garde la FFA, l'épargne manquant à l'assurance-vie qui irait se placer sur des livrets ou dans l'immobilier ne financerait pas davantage l'économie (but des propositions de changement avancées par plusieurs candidats à l'élection présidentielle concernant l'assurance-vie). La FFA rappelle qu'aujourd'hui 59% des placements des assureurs français sont investis en actifs d'entreprises (1349 milliards d'euros fin 2016) dont 56% sont réalisés en France (756 milliards d'euros). En 2016, 63,4 milliards d'euros ont été consacrés par les assureurs au financement direct des PME et ETI.